Le 26 mars 2026 aura lieu une journée dédiée au concept de One Health au Gymnase de Bussigny. L’invité spécial sera le professeur Jakob Zinsstag de l’Université de Bâle qui est spécialiste de la santé publique et pionnier de l’approche One Health. Seront aussi présents différents expert.e.s travaillant autour de l’enseignement ou dans la recherche académique. Le but est d’avoir une vision transversale de cette approche et d’évaluer son application dans la société.
One Health est un concept qui a pour objectif de mettre en place des systèmes socio-écologiques sains grâce à une approche multisectorielle axée sur l’équité et l’inter/transdisciplinarité, pour promouvoir la santé des humains, des autres animaux terrestres, aquatiques, domestiques et sauvages, des plantes, des autres éléments biotiques et abiotiques et de l’environnement en général.
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Présentation des invité.e.s
Jakob Zinsstag – professeur à l’université de Bâle
Le Professeur Jakob Zinsstag est un scientifique suisse de renommée internationale, spécialiste de la santé publique et pionnier de l’approche One Health ayant accumulé 30 ans de recherche sur le terrain. Il est une figure centrale de la stratégie sanitaire en Suisse, agissant comme promoteur de cette approche. Il est professeur d’épidémiologie à l’Université de Bâle et chef adjoint du Département d’épidémiologie et santé publique au Swiss Tropical and Public Health Institute (Swiss TPH), où il dirige un groupe de recherche depuis 1998. Formé comme vétérinaire, il a obtenu un doctorat en médecine vétérinaire en 1986, suivi d’un PhD en production animale tropicale. Ses travaux portent notamment sur les zoonoses, la santé des populations et les systèmes de santé dans les pays en développement.
Liens avec le One Health : il est convaincu par cette approche et voit une réelle plus-value dans la coopération entre santé humaine et santé animale. Une plus-value financière et environnementale. Vous avez beaucoup appliqué l’approche de One Health dans les pays du Sud, quels seraient les exemples en Occident ? Quels sont les enjeux en Suisse ?
Nathalie Chèvre – Professeure associée à l’Université de Lausanne, écotoxicologue
Nathalie Chèvre est chercheuse et enseignante à l’UNIL sur les thématiques de l’écotoxicologie, qui est l’étude des modalités de contamination de l’environnement par des polluants naturels ou artificiels produits par l’activité humaine, ainsi que leurs mécanismes d’action et effets sur les êtres vivants qui peuplent la biosphère[1]. Dans ce domaine, elle travaille sur l’évaluation du risque des micropolluants (quels outils pour évaluer le risque des substances sur la biocénose ?), sur les micropolluants dans le cycle de l’eau dans les milieux urbains (gestion de l’eau dans les villes, étude qualitative de l’eau), et sur les politiques environnementales (règlementations des substances, critères de qualité pour l’environnement, protection de l’environnement).
Liens avec le concept de « One Health » : nos modes de vie occidentaux génèrent de multiples (micro)-polluants (depuis l’industrie, l’agriculture, la santé, la fabrication de cosmétiques, la mobilité, …). En quoi le concept de One Health pourrait aider / inciter les états à prendre des mesures pour traiter les micropolluants et interdire (limiter ?) certains produits ainsi que la fabrication de nouveaux produits ?
Julien Marquis – directeur de la plateforme Genomics Technologies Facility à l’UNIL
Julien Marquis a une formation dans les biotechnologies. Avant de travailler à l’Université de Lausanne, il travaille pour Nestlé à l’institut des sciences de la santé. Il a un parcours académique dans la recherche sur la génomique à Généthon en France puis à l’Université de Berne et à l’EPFL. À l’UNIL il coordonne le GTF (pour Genomics Technologies Facility) dans le but de faciliter l’accès aux technologies génomiques et de les adapter à différents projets de recherche.
Liens avec le concept de « One Health » : est-ce que les connaissances et les techniques génomiques peuvent nourrir l’approche One Health ? Avez-vous des exemples ou auriez-vous des idées de projets qui n’existent pas encore ?
Gaëlle Keim – déléguée départementale à la durabilité (DEF)
Après des études en sciences de l’environnement à l’Université de Lausanne, Gaëlle Keim travaille à la ville de Nyon comme déléguée à l’énergie et au développement durable. Elle coordonne la politique énergétique communale dans une démarche de durabilité et fait le lien (coordination) entre les acteurs de la société (entreprises, associations, citoyens) dans la concrétisation des projets et la communication. Aujourd’hui elle travaille à la Cellule durabilité où elle élabore et coordonne le projet cantonal d’école vaudoise durable. Ce projet vise à renforcer l’enseignement de la citoyenneté et de l’éducation à la durabilité dans l’enseignement obligatoire, post-obligatoire et dans les formations professionnelles.
Liens avec le concept de « One Health » : comment est-ce que l’enseignement peut inclure le concept et les approches de One Health dans l’éducation à la durabilité ? Quels sont les aspects intéressant du concept pour l’enseignement ? Comment inclure les Communes dans ce genre d’approche ?
Lucien Reymondin – chargé d’enseignement HEP-Vaud
Après des études universitaires en économie, géosciences et sciences du sport, Lucien Reymondin se forme à l’enseignement pour le secondaire I à la Haute école de pédagogie. Il y est actuellement chargé d’enseignement en didactique de l’économie et du droit et responsable de la formation au secondaire I. Ses questions de recherche portent sur les thématiques des dispositifs didactiques numériques, notamment l’usage des réseaux sociaux. Il s’intéresse aussi à l’épistémologie des sciences économiques, soit l’étude critique de ses postulats, conclusions et méthodes. Finalement, il s’interroge sur l’organisation des savoirs disciplinaires scolaires dans un contexte pluraliste critique au service de l’éducation citoyenne.
Liens avec le concept de « One Health » : est-ce que des projets de recherche au sein de la haute école de pédagogie pourraient intégrer l’approche One Health ? ou cela se fait-il déjà ? Comment est-ce que les disciplines pourraient s’organiser dans une approche de One Health ?
Sylvain Chollet – chef de l’Office de l’enseignement gymnasial, DGEP, Vaud)
Avant sa carrière dans l’enseignement, Sylvain Chollet a travaillé entre 2000 et 2003 pour l’industrie pharmaceutique (AstraZeneca). Il se forme ensuite à l’enseignement au secondaire II et enseigne la biologie, la physique et les sciences expérimentales au gymnase de Chamblandes. Il migre ensuite dans les sphères administratives et de pilotage en devenant doyen du gymnase de Chamblandes, puis responsable de missions administratives ou stratégiques à la DGEP, jusqu’à son poste actuel, chef de l’office de l’enseignement gymnasial. Il assure le pilotage des offres de la formation gymnasiale et la mise en œuvre légale (directives, lois, règlements, ordonnances). Il soutient également les directions des gymnases, gère les ressources humaines et les finances de l’office.
Liens avec le concept de « One Health » : via son prisme de chef à la DGEP. Est-ce que selon lui, les approches utilisées dans le concept « One Health » font du sens pour le secondaire II ? Qu’est-ce que cela amène à l’enseignement post-obligatoire ? Comment son office pourrait-il soutenir la mise en place de projets de type « One Health » – dans une approche transdisciplinaire et systémique ?
Yann Fischer – Directeur du gymnase de Bussigny
Après des hautes études en Lettres, Yann Fischer a enseigné l’anglais pendant plus de 10 ans au Gymnase de Beaulieu à Lausanne. Il était en parallèle doyen des étudiantes et étudiants et s’occupait notamment des projets d’élèves, ainsi que du programme de maturité bilingue. Il continue ensuite à se former au travers d’un CAS en administration et gestion des institutions de formation. Il devient alors directeur du Gymnase de Bussigny. Ses centres d’intérêts sont notamment l’art et la culture, l’éducation et la politique.
Liens avec le One Health : pensez-vous que l’approche One Health soit pertinente pour l’enseignement du secondaire II ? Si oui, sous quels aspects ? Comment les institutions de formation pourrait-elle aider les Gymnase à inclure l’approche One Health dans leur plan d’étude ?

